Aujourd'hui stabilisée autour de 3200 habitants, la population du territoire a longtemps été en baisse. Traditionnellement industriel, ce canton a connu des difficultés et a cherché très tôt à apporter des réponses alternatives à une reconversion industrielle.
Ainsi dans les années 70 et 80, 14 des 15 communes du canton de Chalabre se sont groupées pour, dans un premier temps, gérer ensemble des services techniques, puis par l'intermédiaire de procédures d'aides contractuelles, pour régler des problèmes spécifiques liés à l'accueil de nouvelles activités, au développement du tourisme, à la consolidation des activités existantes ou encore l'amélioration du cadre de vie.
Au début des années 90, le territoire du Chalabrais n'était donc pas vierge d'idées, ni de volonté politique, ni d'animations. Mais la plupart de ces actions ayant été portées dans leur réflexion et leur réalisation par la collectivité, elles n'ont pas toujours eu un effet de levier pour la mise en oeuvre d'une dynamique locale.
Ainsi, après une enquête réalisée auprès d'une soixantaine d'acteurs politiques et économiques du canton pour tenter de définir les pistes de développement possibles pour les années à venir, les élus ont décidé de s'engager dans une démarche de développement plus globale et de réfléchir leurs actions sur la base de la méthode de développement local proposée par le Conseil Général de l'Aude. Il s'agissait alors de créer localement une dynamique durable en mobilisant les acteurs autour d'un projet économique, social et culturel ; tout en incitant les partenaires institutionnels à inscrire les actions découlant de ce projet dans leurs programmations budgétaires.