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Développement LocalLe développement local dans la CCC
Historique de la structuration communaleAprès avoir connu une crise industrielle majeure dans les années 70, les communes ont su rapidement coopérer pour générer des formes de développement alternatives. Les communes se sont d'abord regroupées en SIVOM puis en District, et depuis 1999 en Communauté de Communes, en suivant les évolutions législatives de l'intercommunalité. Cette structuration intercommunale a été accompagnée d'une implication citoyenne pour élaborer les pistes et les actions de développement. En effet, fortement engagée dans la valorisation d'un patrimoine privilégié du fait de sa position de piémont pyrénéen, la communauté de communes a très tôt compris la nécessité d'appréhender le développement de façon durable et concertée. Aujourd'hui quasiment généralisée, la définition d'un projet commun de développement par le biais de la démocratie participative était, au début des années 80, un principe tout à fait novateur dont le Chalabrais a pu bénéficié très tôt.
Aujourd'hui stabilisée autour de 3200 habitants, la population du territoire a longtemps été en baisse. Traditionnellement industriel, ce canton a connu des difficultés et a cherché très tôt à apporter des réponses alternatives à une reconversion industrielle. Ainsi dans les années 70 et 80, 14 des 15 communes du canton de Chalabre se sont groupées pour dans un premier temps gérer ensemble des services techniques, puis par l'intermédiaire de procédures d'aides contractuelles, pour régler des problèmes spécifiques liés à l'accueil de nouvelles activités, au développement du tourisme, à la consolidation des activités existantes ou encore l'amélioration du cadre de vie. Au début des années 90, le territoire du Chalabrais n'était donc pas vierge d'idées, ni de volonté politique, ni d'animations. Mais la plupart de ces actions ayant été portées dans leur réflexion et leur réalisation par la collectivité, elles n'ont pas toujours eu un effet de levier pour la mise en oeuvre d'une dynamique locale. Ainsi, après une enquête réalisée auprès d'une soixantaine d'acteurs politiques et économiques du canton pour tenter de définir les pistes de développement possibles pour les années à venir, les élus ont décidé de s'engager dans une démarche de développement plus globale et de réfléchir leurs actions sur la base de la méthode de développement local proposée par le Conseil Général de l'Aude. Il s'agissait alors de créer localement une dynamique durable en mobilisant les acteurs autour d'un projet économique, social et culturel ; tout en incitant les partenaires institutionnels à inscrire les actions découlant de ce projet dans leurs programmations budgétaires. |
Afin d'aboutir à la mise en place d'un projet de développement défini par et pour la population qui y vit et qui y travaille, il était donc indispensable de l'informer et de l'associer largement. De multiples réunions thématiques ont eu lieu dans les principaux villages du territoire. Elles ont permis de rassembler environ 300 personnes dès avril 1994, qui ont réfléchies aux différentes phases de la méthodologie préconisée, à savoir : l'élaboration d'un diagnostic quantitatif et qualitatif du territoire, la définition d'axes stratégiques de développement, ainsi que la proposition d'actions concrètes indispensables pour atteindre les objectifs fixés. Cette démarche a donné lieu à une première convention de développement signée avec le Conseil Général de l'Aude en 1997 avec pour objectif global de "Mieux vivre dans le Chalabrais et y accueillir de nouvelles populations". Un deuxième contrat de développement a été signé en 2002, et un troisième en 2005. Depuis 1997, c'est donc tout un ensemble d'actions qui ont été réalisées, et ce programme se poursuit jusqu'à l'heure actuelle. |
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